Le Wushu

Les disciplines du wushu

  • Les arts énergétiques chinois : qigong, daoyin fa
  • Les arts martiaux chinois internes : taïchi chuan, hsing i, bagua zhang, yi quan
  • Les arts martiaux chinois externes : kung fu traditionnel, wushu sportif, wing chun, shuai jiao, jeet kune do

Le wushu est le terme générique qui désigne aujourd’hui l’ensemble des arts énergétiques et martiaux d’origine chinoise, parmi lesquels le qigong (prononcer « tchikong »), le taïchi chuan (ou taiji quan) et le kung fu.

Une tradition millénaire

Les pratiques énergétiques comme le qigong sont parmi les plus anciennes de l’histoire de l’humanité et sont basées sur les théories physiologiques (les méridiens) et philosophiques chinoises. Les premières traces des formes martiales chinoises telles qu’on les connaît aujourd’hui datent de plus de 2500 ans.

Des milliers de styles et de pratiques

Les styles de wushu énergétiques et martiaux sont aussi nombreux et divers que la Chine possède de villes, de collines et de régions, on en dénombre plus de 600 pour plusieurs milliers de formes. Et pourtant, tous les styles martiaux reposent sur les quatre techniques spécifiques aux arts martiaux chinois :

  • Da (techniques de percussion, de frappe)
  • Tui (techniques de déséquilibre)
  • Shuai (techniques de lutte, de projection)
  • Na (Techniques de saisie, de clés)

Yin et Yang

On distingue deux grands courants historiques dans le wushu : les styles dits « internes », tel le qigong et le taïchi chuan, qui privilégient la lenteur et la souplesse et les styles dits « externes », tel le kung fu, qui privilégient la rapidité et la puissance. Le yin et le yang : quel que soit le chemin pour y parvenir, on vise avant tout l’efficacité et le bien-être.

L’Orient et l’Occident

En France, les premiers fragments de l’existence de ces techniques associées à leur culture sont rapportés par les Jésuites, dès le XVIe siècle. Un certain nombre de styles de wushu transmis plus ou moins secrètement ont disparus, mais le trésor millénaire des arts chinois traditionnels continue de se transmettre dans toute sa richesse dans le monde contemporain, d’abord par la diaspora ou par la Chine continentale puis par tous les passionnés quelles que soient leurs origines.